• Vertiges du pouvoir (8) Un élu gênant

    Bon, avec ce petit historique, on a bien compris que les meilleurs amis d’hier, peuvent être les pires ennemis d’aujourd’hui et que les manipulations et combats de chefs sont multiples dans notre bon vieux département du Pas de Calais.

    Au sein même de la « grande famille socialistes » les coups bas sont fréquents et tout peut être mis en œuvre pour faire tomber « le frère d’hier » qui pourrait faire de l’ombre aujourd’hui.

    Dans notre bonne ville de Hénin Beaumont qui deviendra « Calamity City », Pierre DARCHICOURT Maire durant deux mandats, fera l’objet d’hostilités soutenues.

    Pourrait-on penser que son premier ennemi soit le socialiste le plus puissant du bassin minier ? Le pouvoir n’aime pas la contestation. En résumé : « Qui n’avance pas dans mon sillage doit être évincé ! »

    Pierre l’indiscipliné n’apprécie pas la gouvernance du patrimoine minier et des friches industrielles confiée à un seul homme qui par ce pouvoir absolu veut faire la loi auprès de ses voisins territoriaux.

    Et oui, c’est bien de territoires dont nous allons parler ! Il faut rappeler à ce stade de la discussion que l’Intercommunalité est un cheval de bataille du gouvernement dans les années 1990.

    En 1992, le vote de la loi Administration territoriale de la République (ATR), ou loi Joxe, marque symboliquement la naissance de «l’intercommunalité de projet».

    En 1999, la loi relative à la simplification et au renforcement de la coopération intercommunale (dite loi Chevènement), n° 99-586 du 12 juillet 1999 donne les moyens aux communes de se regrouper en Communautés de Communes, en Communauté d’Agglomération et en Communauté Urbaine selon différents seuils de population.

    De véritables parties de bras de fer se multiplieront où des pontes comme Mellick et Jean-Pierre KUCHEIDA militeront en faveur d’une Communauté Urbaine du Bassin Minier mais avec l’intention non masquée d’une présidence riche en pouvoirs nouveaux et terrain de leur hégémonie.

    Pas de quartier sur ce projet ; la bataille fait rage. Parmi ceux qui feront connaître leur opposition cinglante il y a un homme prestigieux qui a su mettre ses pas dans ceux du « monument » Jacques Piette et sera également d'être nommé vice-président à la Région. J’ai nommé ici Pierre DARCHICOURT.

    Seulement l’« ami Pierre », membre de la grande famille de la Fédération Socialiste du Pas de Calais dérange. En effet, ce véritable desperado refusant de se plier aux exigences de la fédération fera capoter le projet de création d’une Communauté Urbaine, si cher à Jean-Pierre KUCHEIDA et à Daniel PERCHERON. L’union des districts de Lens-Liévin et Hénin-Carvin, sous la Présidence de Monsieur KUCHEIDA ne verra pas le jour et ce sont deux communautés d’Agglomération qui assureront l’intercommunalité issue de la loi Chevènement.

    Autre ennemi juré de l’« ami Pierre », le député Albert FACON, maire de Courrières, qui verra avec soulagement l’échec de Pierre DARCHICOURT aux élections municipales de 2001. Plus jouissif encore est l’arrivée au siège majoral d’un jeune loup de la politique, qui l’aida dans sa campagne pour la députation, un dénommé Gérard DALONGEVILLE, ancien Directeur de Cabinet de Pierre DARCHICOURT, vouant à l’encontre de ce dernier une véritable haine.

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    Étrange, étrange cette attitude de la Fédération : Lorsqu’en début 2000, Gérard Dalongeville se déclare officiellement candidat contre Darchicourt, le PS feint alors de l'exclure, même si la sanction ne sera jamais officiellement entérinée, et regarde finalement le fier Pierre Darchicourt tomber sous les coups nourris de son ex-poulain sachant mettre le doigt où ça fait mal.


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