• Soupçons de corruption active et passive

    Ce procès n’est que l’étalage de délits de favoritisme, de soupçons de corruption active et passive.

    Il faut dire que Monsieur Dalongeville fréquente des personnages sulfureux ; on connaît déjà Guy Mollet et ses idées fumeuses. On connaît maintenant un certain M. Mazzolini patron de fait de I Clean (société de nettoyage) et de ISA (société de surveillance et de nettoyage).

    Il faudra le témoignage de Mme Watteau, gérante de I Clean pour comprendre le système de ces commandes dites d’urgence qui étaient facturées de façon exorbitante. Pour I Clean elle parle d’une facture de 39 412.86 € moyennant un pot de vin de 8000 €.

    Or les prestations réellement effectuées s’évalueraient à 10 000 € pas plus.

    Prestation douteuse également pour ISA. Il y a d’abord un soi-disant audit de sécurité facturé 29 900 €.

    Plus fort encore une facture de 53 622.66 € pour du matériel vidéo dont la ville ne verra jamais la couleur.

    M. Alpern rappelle ici que c’est dans ce contrat que  ISA a acheté une télévision avec écran géant pour le bureau du Maire qu’elle a facturée 6500 € à la ville.

    Mais dans cette 5éme journée d’audience, c’est avec grand intérêt, et étonnement qu’on entendra le témoignage de J-P Chruszez, appelé par la défense à la barre. En fait le jeu de Gérard est de mettre à mal J-P Chruszez qui racontera comment il a été amené à assurer sur le compte joint du couple Dalongeville/Vaudet d’une somme de 40 000 €. Le banquier n’a pas de souvenir de ce dépôt et moins encore de l’identité de celui qui l’a réalisé.

     

    Chruszez déclarera « Ensuite M. Dalongeville m’a remis 35 000 € que venait de lui apporter un promoteur Lillois, je suis allé tout de suite les déposer au Crédit du nord ! »

    Pourquoi ? Parce que GD avait fait un chèque en bois à Guy Mollet pour apurer des dettes dans le cadre de la liquidation de G2M.

    M Wallart de la Voix du nord fait paraître dans « L’autre regard sur le procès Dalongeville : eh oui, le liquide, ça peut mouiller ! » le 3 juin dernier : « Le reste de la somme, eh bien M. Chruszez d’évoquer un chèque de 5000 euros remis... par un ami de la police nationale, contre une reconnaissance de dettes, plus une somme de 10 000 euros versée par Lilo Alaimo (mis en cause dans cette affaire) « et qui m’avait alors fait jurer de ne pas le dire à M. Mollet ! » Aussi ahurissant que rocambolesque !

    Et d’autant plus lorsque Lilo Alaimo, pour justifier ce don généreux, explique que « c’était un acompte remis à M. Chruszez pour un terrain situé près du bowling, là où il y a un restaurant aujourd’hui… Mais je n’ai jamais rien eu ! »

     

    « Une confession qui en amène d’autres de la part de Jean-Pierre Chruszez, qu’on n’arrête plus. Qui raconte avoir rencontré le fameux et sulfureux Angelo Argentino à la demande du maire (ce qu’avait nié M. Dalongeville lors de la première journée d’audience) pour la vente d’un terrain (« la promesse de vente était déjà signée par Gérard Dalongeville ! ») ou avoir été du déplacement de Peyre Picade évoqué lors de la déposition de M. Libert, un site où Gérard Dalongeville ne reconnaissait qu’avoir bu un verre avec Claude Chopin : « On y est bien allé et M. Mollet nous a fait une présentation de son projet devant une vingtaine de maires. M. Dalongeville a même fait un long discours et il a dormi là-bas… »

     

    Et le très bavard Jean-Pierre Chruszez d’en profiter pour rappeler un contact pris avec un chargé d’affaires de Dexia au Luxembourg, « le maire m’a demandé de monter un dossier via M. Mollet que j’ai transmis au chargé de mission de Dexia ! » »


    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :