• Le sort des mentors de Gérard Dalongeville

    Il paraît, du moins c’est Gérard Dalongeville qui l’affirme, que tout jeune frais et moulu de l’école et par son implication dans la jeunesse socialiste, il se fait très vite remarquer par Daniel Percheron, élite du PS du Pas de Calais avec son ami Jean-Pierre Kucheida.

    C’est à Hénin Beaumont qu’il trouvera son 1er mentor Pierre Darchicourt. Gérard Dalongeville passe maître en manipulation affichant zèle, culot et apparente fidélité. Roi de l’intrigue, il deviendra incontournable. Ne supportant pas la concurrence dans la proximité du Maire, il réussira à mettre progressivement en disgrâce le DGS Christian Verjus, la directrice de cabinet de Pierre Darchicourt, Anne de Coupigny, pour lui ravir sa fonction et même le chauffeur du Maire Alain Hautefeuille

    Homme de confiance, il le sera aussi, en 1997, pour Albert Facon, au service duquel il mettra sa fougue lors des législatives provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale. C'est avec, à la tête de son staff de campagne, le jeune Héninois que l'élu courriérois retrouvera le siège perdu trois années plus tôt, au profit de Jean Urbaniak.

    Le maire d'Hénin-Beaumont s'enfermant de plus en plus dans la tour d'ivoire qu'est devenu l'hôtel de ville, loin de la vraie vie, voit alors son directeur de cabinet le pousser à accélérer encore cette rupture avec l'extérieur.

    C'est lui ainsi qui persuade le maire de transformer son cabinet en véritable Fort Knox où il faut montrer patte blanche pour entrer. Et qui n'hésite pas, quand il le faut, à pousser son patron dans des travers dont il se gausse hors les murs de la mairie.

    Une situation dans laquelle le collaborateur finit par prendre de plus en plus de pouvoir au sein de la mairie. Quitte à agacer certains adjoints s'en ouvrant régulièrement à Pierre Darchicourt. Qui ne s'en émeut pas plus que ça.

    Le « dir cab' » use et abuse alors de sa signature. Et commande. Parfois généreusement. Jusqu'au clash inattendu. La signature de trop sur un bon de commande en 1999 à l'occasion du marché de Nöel ? Dalongeville tentera de faire porter le chapeau au Directeur des Services Techniques mais en vain ; la commande vient de lui, la signature est bien la sienne.

    Dalongeville claquera t-il la porte ou sera-t-il viré ? Deux versions, deux « vérités »…un seul résultat la rupture : le lien est rompu. Pierre Darchicourt ne sait pas encore à quel point. Il en fera très rapidement les frais.

    http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Autour_de_Lens/Henin_et_Alentours/2009/04/12/article_le-ps-a-t-il-tout-a-craindre-de-la-chute.shtml

    La suite de l’histoire de Gérard Dalongeville s’écrira à l'ombre d'un éminent « baron » socialiste du bassin minier.

    Jean-Pierre Kucheida, le député-maire de Liévin partage en effet, désormais, avec Gérard Dalongeville un même ennemi : Pierre Darchicourt.

    Car le Liévinois rêve de prendre les rênes d'une communauté urbaine qui unirait les territoires des districts de Lens-Liévin et Lens-Hénin. Une perspective qui hérisse alors le poil de Pierre Darchicourt... « À la demande d'Albert Facon, j'ai en effet rendu service à M. Dalongeville parce que c'est quelque chose que je n'hésite jamais à faire que de rendre service » nous expliquait M. Kucheida voici quelques jours. Ce dernier est alors président du Conseil supérieur de l'électricité et du gaz. Et son coup de pouce remet en selle un Gérard Dalongeville qui, mois après mois, commence à constituer des réseaux. Et tente d'attirer vers lui des socialistes héninois en disgrâce auprès de Pierre Darchicourt comme le trésorier des Amis de la Rose, Claude Duberger, ou l'ancien premier adjoint, Claude Chopin, devenu persona non grata à l'hôtel de ville.

    Mais Gérard Dalongeville ne fait pas que consulter et ratisser à sa gauche. En mars 1999, il provoque une rencontre avec l'élu alors MNR, Steeve Briois. Un tête-à-tête, sur le parking du magasin Babou, que VDN révélait en 2002. « Il faut casser Darchicourt, le bousiller, qu'il n'en reste rien !  » lâchait-il alors à un interlocuteur médusé.

    Fin 2000, les choses se précisent pour un Gérard Dalongeville désormais en guerre ouverte avec le PS.

    Une guerre de tranchées dont l'issue logique sera l'exclusion de Gérard Dalongeville et de ses amis du Parti socialiste. Exit le frondeur enfant terrible pour un PS procédurier mais pas définitif dans la rupture de ses contacts avec l'Héninois. Serge Janquin, interrogé lors des Chantiers du Pas-de-Calais du Parti socialiste, en septembre 2000, usera d'une formule polissée qui, neuf ans plus tard, sera aisément ressortie par Mme Genisson : « En disant qu'il se présenterait, même sans investiture, Gérard Dalongeville s'est mis en dehors du parti. Il y restera jusqu'aux municipales, ensuite on verra son comportement ! » Loin d'une déclaration de guerre tout ça.

    http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Autour_de_Lens/Henin_et_Alentours/2009/04/16/article_le-ps-a-t-il-tout-a-craindre-de-la-chute.shtml

    Arrivé largement en tête du premier tour de ces municipales 2001, Gérard Dalongeville a déjà obtenu ce qu'il désirait : la tête de son ancien patron.

    Le 18 mars, c'est un véritable raz-de-marée qui propulsera la liste Dalongeville largement en tête face aux listes PS et MNR.

     

    Très vite la 1ère mandature de Gérard Dalongeville sera parsemée de différents « couacs » jetant les premiers doutes sur l’honnêteté et la probité de l’individu.

     

    Et puis, dés 2003, c’est la Chambre Régionale des Comptes qui s’installe en Mairie pour un premier contrôle dont les conclusions seront catastrophiques. Il faut redresser les finances locales.

    C’est alors qu’interviendra en 2004 l’incroyable décision d’augmentation des impôts locaux de 85%.

    Et pourtant, Le Président Percheron participera aux vœux du Maire à sa ville

     

    En 2006 c’est au tour de Jean-Pierre Kucheida de venir soutenir Gérard Dalongeville

     

     

    Lors de la période de préparation des élections municipales de 2008, Gérard peut toujours compter sur son ami JPK.

     

    Et Gérard Dalongeville sera de nouveau désigné tête de liste en dépit de son énorme passif, avec soit disant un garde fou en la personne de Marie-Noëlle Lienemann.

    Victoire de la liste d’un front de gauche érigé face à la menace du FN. Personne ne peut alors imaginer… la suite des événements.

    Persuadé de revenir sur le devant de la scène politique, Gérard Dalongeville se cherche peut-être un nouveau mentor. Bon courage à lui…

     


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