• Le procès commence...

    Gérard Dalongeville, Maire divers gauche de 2001 à 2009 comparait à partir de ce jour 27 mai 2013 devant le tribunal correctionnel de Béthune pour "détournement de fonds publics", "faux et usage de faux", "favoritisme" et "corruption".

    Gérard Dalongeville est soupçonné d’avoir mis en place un système de fausses factures entre 2006 et avril 2009, au bénéfice de sociétés qui n'ont jamais honoré les prestations correspondantes. Leur montant pourrait atteindre quatre millions d'euros.

    Face à de tels soupçons, Gérard Dalongeville se dit avoir été manipulé. Il ne se sent pas coupable mais ne faisait qu’exécuter les ordres de la Fédération du PS du Nord Pas de Calais…Poudre aux yeux dont nul ne sera dupe…Coupable, mais pas responsable ! Non coupable ! Que plaidera son défenseur ?

    Le procès de l'affaire Dalongeville s’est ouvert à 13 h 30 au tribunal de grande instance de Béthune. Les débats vont commencer pour trois semaines d’audience...

    Vingt des 21 prévenus sont présents : seul manque à l’appel Cyril Helias actuellement en détention en Espagne après avoir été interpelé suite à un go fast - convoi destiné à acheminer de la drogue - au cours duquel un policier a été tué. Côté parties civiles, le maire d’Hénin-Beaumont, Eugène Binaisse est là, ainsi que les lotisseurs Laurent Bocquet et Nicolas Pauchet. (deux victimes de chantage)

    Me Charlotte Feutrie, avocate de la commune d'Hénin-Beaumont, partie civile au procès. a une autre version des faits : "On est dans un système dans lequel aucune règle du code des marchés publics n'est respectée (...). Peu m'importe les raisons, celui qui a passé le marché c'est bien la commune d'Hénin-Beaumont à ce moment-là, et le responsable c'est bien le maire. C'est ça le débat. Ce n'est pas autre chose et ce n'est certainement pas le financement du Parti socialiste". La commune compte bien réclamer aux différents prévenus - vingt-et-un au total, dont les gérants des sociétés incriminées - un "préjudice, matériel comme moral, estimé à plusieurs millions d'euros".

    L'ex-maire d'Hénin-Beaumont est assis à côté du chef d'entreprise Jean-Marc Bouche ; à la droite de celui-ci, Claude Chopin, ancien premier adjoint de Gérard Dalongeville, puis Guy Mollet, « apporteur d'affaires » et ancien responsable du Journal du pays, un bulletin d'information municipale. Ces quatre hommes sont situés face aux juges. Devant eux et sur les côtés, les autres prévenus, principalement des chefs d'entreprise ayant passé des marchés avec la municipalité d'Hénin-Beaumont. Francis Terquem, avocat de Gérard Dalongeville, a déposé une demande de renvoi.

    Gérard Dalongeville a fait citer 11 témoins, parmi lesquels François Hollande, en sa qualité d'ancien premier secrétaire du Parti socialiste. Le chef de l’Etat n’a pas donné suite.

    De nombreux journalistes sont présents également pour ce procès très attendu, plus de quatre ans après que le scandale a éclaté.

    Présidé par Sylvie Leman, ce marathon judiciaire se clôturera le 14 juin. Et le délibéré devrait être rendu à la mi-août.

    VOIX DU NORD du 27 mai 2013 : « Le personnage central de cette histoire est évidemment Gérard Dalongeville. Il était maire d'Hénin-Beaumont, certains disent même ici qu'il était « tout puissant », « insistant », et en tout état de cause il devra répondre de sa responsabilité d'élu. Au total, il est renvoyé pour trente-six motifs différents. »

    Deux autres personnages occupent des rôles tout aussi importants Chaude Chopin, le premier adjoint du maire puis Guy Mollet, incontournable personnage de la Mairie.

    « Ces trois hommes devront donc expliquer pourquoi ils ont passé commande et réglé (ou fait régler) tout un tas d'interventions parfois utiles mais d'autres fois totalement farfelues. En premier lieu à Jean-Marc Bouche, ami politique des deux premiers et proche des trois, par ailleurs adjoint au maire de Montigny-en-Gohelle et vice-président de la chambre de commerce et d'industrie de Lens ».

    « Sa société de travaux publics et sa société de conseil (fantôme) était systématiquement choisie, « au mépris des règles de concurrence et de la qualité de ses travaux  », a dit un directeur de service ».

    « En tout, l'accusation détaille douze autres « blocs » (restauration, décoration, plantes, nettoyage, démolition...) représentant des sociétés choisies au mépris des règles sur les marchés publics, dont les gérants ont parfois versé de grasses commissions (quatorze personnes renvoyées). D'ailleurs, trois hommes sont renvoyés pour avoir obtenu des commissions occultes sous la menace... »


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