• L'opération « juteuse » du Cèdre Bleu

    Extrait de VDN Douze ans de descente en enfer du PS Héninois (16) :

    « C'est reparti pour la suite du décodage des années de braise héninoises. Nous avions laissé Gérard Dalongeville avec une méga-patate chaude en mains, nommée rapport de la chambre régionale des comptes. Un constat sans concessions des magistrats financiers mettant la Ville devant ses affres et un monstre créé pendant les trois premières années du mandat Dalongeville... à savoir un déficit de 12 M € ! Et ce ne sera malheureusement pas le dernier… »

    Pourtant Dalongeville reste serein. Après le « geste si généreux » sacrifiant la SAEMIC au patrimoine minier de Artois Développement, c’est un retour dans les bonnes grâces de la Fédération du PS du Pas de Calais qu’il obtient en échange.

    Alors qu’il y a le feu dans les finances de la ville, la ville préempte le Cèdre Bleu. L’opération est sûrement d’importance car l’opération est menée tambour battant dans le plus grand secret jusqu’au jour où dans la Voix du Nord on peut lire un article en apparence anodin :

    C'était vendredi dernier, alors que le marché battait son plein en centre-ville. Ce matin là, Patrick est furieux, il gravit les marches de l'hôtel de ville et y plante sa tente (cf notre édition du samedi 28 février 2004). La raison de cette très visible protestation ? Patrick, sa femme et ses enfants sont logés dans un logement particulier au coeur du Cèdre bleu. Depuis que la salle de banquets a été mise en vente, les actes de vandalisme, les cambriolages et autres vols de matériaux se multiplient. Patrick a beau avoir fait appel aux services municipaux pour changer de logement, rien n'y fait.

    Finalement, Patrick sera vidé du perron de l'hôtel de ville manu militari par les forces de l'ordre mais entre-temps, la municipalité a donné son engagement qu'elle trouverait une solution pour lui et sa famille.

    Puis le 3 mars 2004 un autre article nommé « le propriétaire » attire mon attention :

    Tout est bien qui finit bien ? Pas vraiment. Hier matin, c'est Corinne Caullet, l'épouse de l'ex-propriétaire du Cèdre bleu qui se manifeste : « Dans votre journal, j'ai lu que Claude Chopin, le premier adjoint, affirmait que la ville d'Hénin-Beaumont n'était toujours pas officiellement propriétaire des lieux. C'est faux, la signature a eu lieu le 16 février dernier chez Me Falque, notaire à Carvin. » Selon Mme Caullet, la ville est donc bien officiellement propriétaire du Cèdre bleu même si « les fonds ne sont toujours pas débloqués. Rien n'a été payé pour l'instant ».

    L'argent, n'en doutons pas, devrait bientôt changer de main, perdu qu'il est dans quelque méandre administrative. Quant au véritable propriétaire, Gérard Dalongeville ne conteste pas qu'il pourrait bien désormais s'agir de la ville d'Hénin-Beaumont : « C'est très récent. Ce qui est important ici, c'est notre volonté première qui est que le Cèdre bleu reste une institution. Les propriétaires précédents voulaient vendre à un promoteur immobilier, libre à eux. A travers le droit de préemption, les élus ont montré qu'ils avaient encore une capacité à agir. Si on ne l'avait pas fait, on nous l'aurait probablement reproché. »

    La municipalité a donc fait valoir sa préséance dans l'achat du bâtiment. Pour en faire quoi exactement ? « Il faut que le Cèdre bleu redevienne un restaurant de standing, rétorque le maire, il n'y en a plus dans le secteur. » Gérard Dalongeville compte aussi rendre au Cèdre bleu sa fonction de salle de banquet : « Depuis la fermeture en décembre, on organise des banquets à la salle Mitterrand, c'est une salle des sports qui n'est pas faite pour cela. »

    La ville, désormais propriétaire, compte donc faire « tourner » l'établissement dans un fonctionnement du type location-gérance, un privé bénéficiant des locaux contre un loyer versé à la ville. « Il y a déjà eu beaucoup d'amateurs sur les rangs, termine Gérard Dalongeville, on devrait avancer courant mars, ensuite de gros travaux pourront commencer. » Des travaux financés par le futur locataire des lieux.

     Mensonge ! D’importants travaux seront financés par la ville.

    hénin 08052008 033
     

    Extrait de VDN Douze ans de descente en enfer du PS Héninois (18) :

    In fine, c'est Jean-Marc Bouche, un chef d'entreprise de Sallaumines dont la société Deberdt travaille avec de nombreuses collectivités locales, dont la Ville d'Hénin, qui décrochera le pompon.

    Quant aux travaux d'aménagement et de mise en conformité, c'est bien la Ville qui les acquittera... De même que la vaisselle et le mobilier, acquis à Deberdt, en juin 2004, pour plus de 90 000 E. Une facture curieusement annulée le lendemain pour laisser place à un avoir, le matériel se retrouvant alors entre les mains de la société VAJ créée par M. Bouche pour la gestion du Cèdre bleu pour équiper les lieux ! À compter de ce jour, M. Bouche, par ailleurs membre éminent du PRG au côté de MM. Calero, Chruszez et Vergnaut, deviendra un partenaire incontournable de la Ville. Et même de l'arrondissement après les élections consulaires de novembre  2004.

    Faisant partie du premier cercle des familiers du maire d'Hénin-Beaumont, Jean-Marc Bouche assure un temps la gestion du Cèdre bleu, un restaurant qui devient le passage incontournable des fêtes et cérémonies locales. Là aussi grâce à des facilités étonnantes accordées par la mairie et en bénéficiant régulièrement de surfacturations.

    L’activité du Cèdre Bleu sera pointée à plusieurs reprises par la Chambre Régionale des Comptes pour avoir bénéficié d'étranges mansuétudes et avantages de la part de la Ville d'Hénin-Beaumont.


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