• Il n’était pas facile d’être fonctionnaire dans cette ville

    Diapositive27
     

    Des fonctionnaires au service d’une Collectivité locale ont pour mission d’appliquer la politique définie par le Maire et son Conseil Municipal dans le respect de la loi et des réglementations en vigueur.

    Deux fonctionnaires déjà ont décrit, dans le cadre des interrogatoires de la SRPJ, les pratiques communales plus que douteuses qu’ils ne pouvaient cautionner, mais qu’ils étaient réduits à constater en totale méconnaissance des faits décidés par l’Autorité Majoral.

    Qu’auraient-ils dû faire ? Dénoncer plus tôt. Facile à dire sans prendre des risques graves pour son emploi, son gagne pain…

    Il y a eu des alertes mais Gérard Dalongeville se fichait éperdument des rappels à la loi. Il était Seigneur et Maître dans sa tour d’ivoire, se croyant investi de tous les pouvoirs, se croyant placé au dessus des lois. Il savait faire dégager tout obstacle, au mépris de la dignité humaine du fonctionnaire dans le collimateur. Il savait rendre servile d’autres qui lui étaient redevables.

    J’aime assez le rappel de Monsieur Chruszez dans les pages 44 et 45 de Joker rose : « Briser l’omerta administrative  constitue un exercice périlleux, aux conséquences dangereuses »

    La loi a beau jeu de nous dire, à nous fonctionnaires, dans l’article 40 du Code de procédure pénale « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui dans l’exercice de ses fonctions acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au Procureur de la République et de transmette à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs »

    Oui mais après ??? La loi ne nous protège pas et les lenteurs administratives nous posent en position de grande précarité. Le harcèlement existe dans l’administration comme ailleurs.

    « Depuis la réforme de 1987 qui a introduit la dissociation du grade et de la fonction, les hauts fonctionnaires DGS, DGA, DGST…sont détachés sur des emplois fonctionnels de direction ». Le Maire peut mettre fin au détachement. Notre cadre supérieur est alors affecté au centre National de la Fonction Publique Territoriales (CNFPT). « Une position pas très agréable qui se traduit par une perte de rémunération en moyenne de 40% et qui ressemble un peu à un cimetière pour éléphants ou à un mouroir.

    A la SRPJ on ne peut pas faire autrement. « J’ai alerté mais sans effet »…Alerté qui ? Les élus parfois…Naïveté, œillères, complicités… ou densité de l’omerta, ou intéressement à son indemnité d’élu. C’est que les retraits de délégation peuvent pleuvoir parfois comme des grêlons s’abattant en tempête et laissant place nette dés le lendemain dans l’indifférence générale.


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :