• Gérard Dalongeville fait le choix politique de la sécurité

    4éme jour du procès et c’est au tour des frères Foughali d’être entendus sur les marchés de gardiennage pour la ville d’Hénin Beaumont .

    Cette collaboration avec ADG est une vieille histoire qui date de 2002. VDN du 22 mai 2013 : « Année après année, une impressionnante montée en charge de l’activité de gardiennage déléguée par la Ville à cette société alors sise à la Peupleraie, a fini par devenir irrationnelle. Jusqu’au pétage de plombs entre 2006 et 2008 avec plus de 1,3 M euros facturés à ADG alors même que la police municipale de la commune est en plein développement »

    Chopin dira que le choix de cette société était logique puisqu’il s’agissait d’une entreprise Héninoise idéalement placée en terme de réactivité et qui de plus faisait travailler des héninois

    « Le système mis en place par la Ville était simple : pour contourner les contraignantes procédures formalisées européennes, il suffisait de minimiser systématiquement les montants du marché dévolu à ADG pour rester dans les clous de la limite des marchés adaptés… avant de systématiquement compléter par des factures réglées hors marché dans la limite de 90 000 euros. Une pratique à répétition de saucissonnage et d’opacité à tous les étages puisque, les années passant, plus le nombre de sites à surveiller augmentait, théoriquement moins de rapports d’intervention attestaient de la réalité des prestations.

    C’est ainsi qu’ADG se vit attribuer des missions ponctuelles et farfelues telles le Salon du printemps ou les Médiévales mais surtout  le pôle petite enfance, les jeux du plan d’eau du Bord-des-eaux (!), l’Espace Lumière, la ZAC, la place de la Perche, le parking Léo-Lagrange, le terril du Pommier (le site sera ensuite confié à une filiale d’ADG, Azur, domiciliée à… Toulouse ! Fausse facture ne correspondant à aucune prestation pour la bagatelle de 24 891.51€), les place du centre-ville et les bâtiments municipaux, le stade Delabre ou la place Semard. »

    Azur Protection c’est aussi une facture de surveillance du site Léon dont nous avons déjà parlé pour 90 000€…Là encore prestation fictive.

    « Les frères Foughali mettent en parallèle la main à la poche lorsqu’il s’agira de financer la campagne municipale de Gérard Dalongeville en 2008. Et puis, système héninois oblige, ADG verse aussi sa dîme à Guy Mollet, à qui les frères Foughali confient de la pub pour les Quatre jours de Dunkerque ou le Grand Prix d’Isbergues, sans oublier des pubs régulières dans le « Journal du pays » et le « Journal des sports »… et plusieurs sommes confiées au rusé ami de Gérard Dalongeville mais en tant qu’apporteur d’affaires, cette fois. »

    Au cours du procès seront évoqués longuement les affaires fictives de gardiennage, le saucissonnage des marchés, les prestations fictives d’Azur Protection puis on abordera la SARL Tiloy, cette société marchande de biens, créée pour acquérir un terrain, rue du Tilloy.

    VDN du 31 mai 2013 : « Une revue de détail qui se terminera avec la fameuse SCI Tilloy et l’emblématique achat de terrain pour lequel la Ville avait consenti aux investisseurs, toujours les frères Foughali, deux surprenants et peu orthodoxes délais de paiement, alors même que la trésorerie de la commune était exsangue.

    Une largesse dans l’ombre de laquelle on retrouve Philippe Demarquilly, l’ancien adjoint à l’urbanisme de Gérard Dalongeville. 409 000 euros jusqu’alors dans la nature dont on a appris hier, par la voix de l’avocate de la Ville d’Hénin, que cette dernière venait, le hasard fait décidément bien les choses, d’en recevoir le règlement… »


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