• Décembre 2010 l’impossible retour en prison

    Qui mieux que la presse nous apprendra alors les derniers événements dignes d'un polar de seconde zone.

    JUSTICE  http://www.nordeclair.fr/Actualite/Depeches/2010/12/07/nef-1320104.shtml

    Gérard Dalongeville de nouveau incarcéré

    Publié le mardi 07 décembre 2010 à 19h55 - AFP

    Gérard Dalongeville, l'ancien maire socialiste révoqué d'Hénin-Beaumont, a été de nouveau incarcéré lundi soir, la justice le soupçonnant d'avoir violé son contrôle judiciaire, a-t-on appris mardi auprès de son avocat.

     « Il a été remis en détention préventive lundi soir par ordonnance du juge des libertés et de la détention pour avoir rompu les conditions de son contrôle judiciaire », a indiqué l'avocat Didier Cattoir. Gérard Dalongeville, élu maire en 2001 et réélu en mars 2008, avait été révoqué en mai 2009 quelques semaines après sa mise en examen et son incarcération dans une affaire présumée de fausses factures. Il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire en novembre 2009.

    La ville d'Hénin-Beaumont a failli être gagnée par la vice-présidente du FN vice-présidente du FN Marine Le Pen, lors d'une élection municipale partielle en juillet 2009, lors de laquelle elle était colistière de Steeve Briois, secrétaire FN pour le Nord - Pas-de-Calais et conseiller régional. Gérard Dalongeville est soupçonné à tort, selon son conseil, de s'être rendu à Hénin-Beaumont, contrairement aux dispositions de son contrôle judiciaire.

    « Son portable a été repéré par des bornes téléphoniques, lorsqu'il s'est rendu à mon cabinet dans la commune de Bailleul (Nord), après avoir longé la commune d'Hénin par l'autoroute », a affirmé l'avocat.

    GD portrait 2
     

    Les vieux démons de Gérard Dalongeville le font à nouveau basculer du côté obscur

     Gérard Dalongeville est son pire ennemi. Qui en douterait encore après l'énième rebondissement de l'affaire héninoise qui, lundi soir, a replongé l'ancien maire dans l'enfer carcéral ? La conséquence de certains comportements du prévenu en total décalage avec les strictes obligations d'un contrôle judiciaire apparemment allégrement bafoué...

    PAR PASCAL WALLART

    Il en était persuadé. L'ultime confrontation, prévue ce lundi matin, avec Claude Chopin et Guy Mollet ne serait qu'une formalité pour lui. Faisant fi du poids des charges retenues contre sa personne lors de sa mise en examen, l'exilé vosgien avait fini par se convaincre, mois après mois, qu'il passerait une fois de plus à travers les gouttes. Et que le procès qui, l'an prochain, déterminera les responsabilités de chacun dans cet inextricable sac de noeuds où s'entremêlent politiques, chefs d'entreprises et intermédiaires peu scrupuleux, lui rendrait alors honneur et légitimité. Une conviction, au parfum de méthode Coué, qui fait que, depuis quelques mois, G. Dalongeville avait retrouvé son insatiable appétit de prédateur. Celui qui, depuis 2001, l'avait rendu irrésistible et incontournable, mais aussi, tout au moins le croyait-il, intouchable.
    Intouchable, l'élu pourtant révoqué par décret présidentiel, pensait l'être à nouveau, lundi matin, en pénétrant dans le bureau de Véronique Pair. Sauf que, très vite, il devra déchanter en découvrant que, depuis plusieurs mois, sa vie et ses moindres déplacements n'ont plus aucun secret pour la juge.
    De son téléphone placé sous surveillance par l'équipe de la brigade financière (au titre d'une affaire mettant principalement en cause son ex-adjoint à l'urbanisme), ont été concoctés cinq CD plus qu'instructifs (l'homme passait parfois jusqu'à 100 appels par jour !). Des documents sonores qui, à l'écoute de morceaux choisis, révéleront un monde interlope qu'on n'imaginait guère. Où l'on se parle avec des noms de code (un certain Dave, servant apparemment de base arrière pour M. Dalongeville du côté de Lens, reviendrait régulièrement dans les conversations). D'Hénin à Lens en passant par Béthune, on se rend compte que l'ancien maire venait assez régulièrement dans nos contrées malgré les conditions drastiques pourtant imposées par son contrôle judiciaire. Et l'on découvre qu'au fil des mois, c'est un véritable réseau qu'a réussi à tisser M. Dalongeville depuis sa supposée retraite vosgienne. Des élus continuaient ainsi à rester en contact avec lui, tout comme un de ses anciens adjoints, très actif, et ayant régulièrement pris la route de Gérardmer.
    Dans ce complexe tissu relationnel, on retrouve également un mis en cause dans l'affaire connexe touchant à des ventes de terrain au Bord-des-Eaux ( lire dans La Voix des 4 et 10 décembre 2009), voire même un juriste lensois revenant de manière récurrente en tant qu'intermédiaire.
    Des révélations qui auraient d'ailleurs boosté, lors de cette confrontation, les deux contradicteurs de Gérard Dalongeville, Claude Chopin et Guy Mollet, qui se seraient montrés offensifs et opiniâtres. À telle enseigne que l'ex-adjoint aux finances qu'on avait vu abattu à l'extrême devant les magistrats de la CRC aurait lancé à l'ancien maire, lundi : « Tu pensais que j'étais mort, eh bien je vais venir te chercher par tes pieds !
    Comme on dit en Ovalie, les mouches auraient-elles changé d'âne ? •

    Publié par Alain Alpernà l'adresse 10:12 http://img1.blogblog.com/img/icon18_email.gifhttp://img2.blogblog.com/img/icon18_edit_allbkg.gif


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :