• 8 avril 2009 A l'hôtel de ville

     

    http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Autour_de_Lens/Henin_et_Alentours/2009/04/08/article_a-l-hotel-de-ville-pendant-l-enquete-le.shtml

    Quelle trajectoire ! Lundi après-midi, Jean-Bernard Deshayes était seulement l'adjoint au budget. Lundi soir, après le conseil municipal, il a été nommé premier adjoint et hier matin, il serait pour un peu devenu maire... par intérim. Sans être le cas, il tâtonnait un peu en l'absence de Gérard Dalongeville : « On est en train de voir en mairie avec le directeur général des services comment gérer la situation ». Une situation exceptionnelle et imprévue. « Le maire est toujours maire et on va tout faire pour que la continuité des services publics soit assurée », ajoutait Philippe Thibaut, nouveau directeur du service des sports, le précédent, Georges Houziaux, étant en retraite depuis... le matin même ! « La mairie peut fonctionner en l'absence du maire, il y a un adjoint qui a les délégations de signature (Jean-Marc Legrand).

     » En fin de matinée, Gérard Dalongeville était de retour. Flanqué des policiers de la brigade financière et d'un substitut du procureur du parquet de Béthune. Ce petit monde a passé la journée enfermé dans le bureau du maire, à droite de l'entrée principale de l'hôtel de ville. Le maire n'est pas entré en contact avec les élus et les employés.

    Aux abords du massif édifice, les Héninois passent sans se douter de ce qui se passe à l'intérieur des murs épais : « J'éprouve beaucoup de déception, j'espérais un changement de politique aux élections pour essayer de combler les déficits », témoigne Roger, 51 ans.

    17 h 30, fin de journée à l'hôtel de ville. Un employé sort. Alors l'ambiance ? « Déprimante. Un gros paquebot comme ça, soumis à l'effondrement de ses valeurs... Le personnel est en perte de repère, c'est déstabilisant. » À 18 h, les élus du groupe majoritaire se réunissent salle des commissions, les journalistes sont admis dans l'hôtel de ville. Vers 18 h 30, les élus sortent. Visages fermés, bouches cousues. Seule Nadine Tavernier se déclare «  meurtrie et écoeurée ». Tétanisé, Jean-Bernard Deshayes est chargé de lire le maigre communiqué officiel qui rappelle «  notre entière solidarité envers Gérard Dalongeville et le principe de présomption d'innocence ». Il tourne les talons sans un mot de plus.

    19 h approche. Un nervi du maire bloque les journalistes dans un escalier. On comprend mieux pourquoi... C'est le moment où Gérard Dalongeville sort, encadré par des policiers en civil. Un petit clin d'oeil et il entre à toute vitesse dans une Renault Clio grise. Un de ses proches fait ce qu'il peut pour empêcher les photos et y parvient. Les voitures démarrent. Fin de l'histoire. Pour l'instant. •



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