• 28 avril 2009 La CRC éclaire les zones d'ombre Héninoises

    http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2009/04/28/article_la-chambre-regionale-des-comptes-eclaire.shtml?xtor=RSS-2

    Juste un rapport de plus ? Certainement pas, car cet énième rapport adressé par la chambre régionale des comptes à la ville d'Hénin-Beaumont s'attaque cette fois-ci aux vices structurels de la machine municipale. Un document encore confidentiel sous forme de réquisitoire accablant.

    PAR PASCAL WALLART

    Cette fois, les magistrats arrageois sont allés bien au-delà de leur rôle habituel de docteur ès finances municipales tentant de remettre d'équerre les budgets défaillants. À force d'être appelés, année après année, au chevet du malade héninois, ils se sont décidés à s'attaquer à la racine du mal. En n'ayant pas peur d'appeler un chat un chat, en évoquant doubles (voire fausses) facturations, faux libellés ou détournement de la règle des marchés.

    « Fuite en avant »

    Pendant que la justice continue de plus en plus finement ses investigations, le système héninois apparaît aujourd'hui au grand jour. Dans toute sa démesure.

    Avec, dixit les magistrats arrageois, un élément prédominant, à savoir les «  prérogatives hypertrophiées » du cabinet de Gérard Dalongeville court-circuitant le directeur général des services de la ville dans nombre de domaines. Un déséquilibre qui entraîne une foultitude de dysfonctionnements notamment en ce qui concerne les contrôles internes et la sécurité juridique.

    Et si ça tangue au sommet de la pyramide héninoise, en cruel déficit d'encadrement, ça ne va pas mieux à la base où, avec 750 agents recensés fin 2008 (dont 213 emplois de courte durée dénombrés en avril), on est dans une stratégie «  de fuite en avant ». Une méthodologie qui, les magistrats le pointent, tourne parfois au grand n'importe quoi lorsque la ville est prise la main dans le sac à perdre de l'argent à vitesse grand V dans le bail généreux octroyé à un restaurant de centre-ville, la gestion ubuesque de la résidence de Léon ou les largesses consenties à un promoteur immobilier au Tilloy. Autre sac, mais toujours la même main, avec des doubles facturations avérées au profit de G2M, l'ex-société de Guy Mollet, le contournement des règles de commande publique au bénéfice d'une société de gardiennage aux multiples ramifications ou de sociétés belges faussement concurrentielles... Une «  opacité du fonctionnement » clairement dénoncée par la CRC mettant d'ultimes bémols quant à la gestion «  critiquable » des pompes funèbres municipales et un projet de SEM pour le futur crématorium souffrant «  d'insuffisances juridiques » et de favoritisme dans les attributions de marché. Accablant, on vous dit... •


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :