• « Le représentant du ministère public a requis lundi devant le tribunal correctionnel de Béthune une peine de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 50.000 euros d'amende à l'encontre de l'ancien maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Gérard Dalongeville, pour détournements de fonds publics.

    Le procureur a également demandé la privation des droits civiques pendant cinq ans de M. Dalongeville, jugé depuis le 27 mai pour 18 détournements de fonds publics, 11 délits de favoritisme, 6 usages de faux et une corruption passive, entre 2006 et 2009. »

    http://www.lepoint.fr/societe/detournements-de-fonds-publics-2-ans-de-prison-ferme-requis-contre-dalongeville-11-06-2013-1679315_23.php

    10 juin 2013 La Voix du Nord :

    L’après-midi, c’est le procureur Roy qui s’est lancé dans un réquisitoire de 4 h 30, assurant que « la culpabilité des prévenus est établie » selon lui et requérant des peines de prison ferme pour les protagonistes de l’affaire.

    Voici le détail des montants (les sommes ont été arrondies) des dommages et intérêts demandés par la ville d’Hénin-Beaumont aux prévenus :

    - 91 000 euros à MM. Dalongeville, Chopin, Mollet et Couvreur pour 19 vols d’avions-taxis en six mois avec la société ATS.

    - 489 000 euros à MM. Dalongeville, Chopin et Bouche pour tout le matériel très divers fourni par la société de M. Bouche, ainsi que 45 000 euros pour le loyer du Cèdre bleu et 8 700 euros pour la location de calèches.

    - 971 000 euros (pour les prestations d’ADG Sécurité) et 24 800 euros (Azur protections) à MM. Dalongeville, Chopin et Foughali.

    - 62 600 euros à MM. Dalongeville, Chopin et Ameur pour les prestations de FMS.

    - 39 500 euros à Mme Hautbois, MM. Dalongeville, Mazzoleni et Bertoldi pour les prestations d’I-Clean et 83 000 euros aux trois derniers pour les prestations d’ISA.

    - 113 771 euros (G2M Presse), 106 000 euros (Séquoia et DITI), et 88 703 euros à MM. Dalongeville, Mollet et Chopin, concernant le Journal du Pays.

    - 165 000 euros à MM. Lefebvre et Dalongeville pour du matériel.

    - 32 600 euros à MM. Dalongeville, Pawlisko et Mollet pour les prestations de l’ESM.

    - Autour de la SARL Camargue, ce sont 9 900 euros qui sont demandés à MM. Dalongeville, Mollet et Chopin, 19 400 et 58 800 pour les mêmes plus M. Chartier.

    - 33 400 euros à MM. Dalongeville, Chopin et Alaimo (Vincent) pour les travaux d’AV Déco concernant notamment les rénovations de douches à l’Atrium.

    - 46 000 euros à MM. Dalongeville, Féré et Chopin, pour les études réalisées « secrétement » autour des grands projets d’Hénin (pool automobile, Zénith...)

    - 404 500 euros à MM. Dalongeville, Chopin, Réveillon et Mollet, pour les fameux bacs à fleurs, «tellement nombreux que l’on ne savait plus où les mettre » à préciser l’avocate.


    votre commentaire
  • Pour parler des extorsions, je ressors volontairement l’enquête des inrocks qui a fait sensation à l’époque de sa sortie.

    « « Cette bombe politique n’aurait peut être jamais explosé sans l’existence de Guy Mollet, l’entrepreneur ami dont le journal local, installé dans la mairie, vendait très cher l’espace publicitaire aux entreprises. En fait, c’est en s’intéressant à ce personnage que la juge a pu comprendre le circuit de l’argent sale d’Hénin-Beaumont. »

    http://blogs.lesinrocks.com/enquetes/2011/12/11/nord-pas-de-calais-la-bombe-judiciaire-qui-menace-le-ps/

    Les témoignages recueillis par la juge concordent : l’“apporteur d’affaires” de la mairie d’Hénin-Beaumont était un racketteur hors pair qui aurait eu recours à des méthodes musclées. Par exemple, il y a le témoignage d’un agent immobilier, Laurent Bocquet, qui dirigeait la liste UMP aux dernières élections municipales. Sur son procès-verbal, Bocquet raconte qu’en 2005 il souhaite acheter sur la ville un terrain pour construire vingt-huit pavillons. Rapidement, poursuit l’homme, Guy Mollet se présente à lui en tant qu’intermédiaire de la mairie et lui réclame de l’argent pour “validerson projet… “Je suis entré dans un véritable entonnoir”, nous raconte aujourd’hui l’agent immobilier. Aux enquêteurs, il dit avoir reçu au téléphone des appels menaçants : “On va venir te voir, Bocquet !”, l’aurait prévenu un mystérieux interlocuteur se présentant comme un membre de la communauté gitane de Marseille.

    Il a précisé qu’il n’avait pas peur, qu’il allait mettre le feu, qu’il venait de faire sept ans de prison et que s’il fallait monter au bazooka, ça n’était pas un problème.”

    La juge entend un autre témoin, promoteur immobilier, qui accuse Guy Mollet. Il s’appelle Nicolas Pauchet. Il reconnaît avoir versé à Guy Mollet plus de 300 000 euros de pots-de-vin, dont 260 000 en chèques, pour obtenir l’autorisation de commercialiser à Hénin-Beaumont cent parcelles de terres agricoles.

    “Si un programme ne passait pas par Guy Mollet en validation, se justifie-t-il, il n’avait aucune chance d’aboutir.”

    Puis il affirme que son racket a pris des allures de série noire. En janvier 2008, Guy Mollet et plusieurs de ses hommes le “convoquent”. Le petit groupe lui réclame de l’argent pour rembourser de mystérieux “gens de Paris”. Pauchet n’y comprend rien, si ce n’est qu’on veut le racketter. Une discussion démarre, le promoteur reçoit des claques et plusieurs coups de boule. S’il ne débloque pas rapidement de l’argent en liquide, “des personnes de Paris qui ne sont pas des tendres s’occuperont de son cas et il finira “six pieds sous terre”.

    Au bout de quatre heures, Nicolas Pauchet craque. Il apporte à ses racketteurs 40 000 euros en liquide dans un garage et transfère 260 000 euros sur les comptes bancaires de Guy Mollet, au Luxembourg. La juge a pu vérifier l’existence de ces virements. Mais le racket du promoteur ne s’arrête pas là. Un an et demi plus tard, le 16 juillet 2009, Pauchet est “convoqué” une nouvelle fois. On lui demande de venir avec son associé, Laurent Bocquet, qui confirme aux Inrocks cette histoire. La rencontre se déroule au McDonald’s de Noyelles- Godault, où les attendent quatre hommes “de type méditerranéen”, précisent-ils dans leur déposition.

    Pauchet est une nouvelle fois menacé de mort. On lui demande de payer 200 000 euros pour solder une prétendue dette vis-à-vis de Guy Mollet. Même chose pour son associé, à qui les hommes de main réclament 30 000 euros. Sur cette affaire, les policiers interrogent Guy Mollet. “Je n’ai jamais exercé de pressions pour extorquer de l’argent”, répète-t-il sur procès-verbal. Et lorsque nous l’interrogions le mois dernier par téléphone, Guy Mollet s’indignait : “Il n’y a aucune preuve d’un racket.” Et les menaces, les baffes, les coups de boule ? »

    L’audience du 6 juin 2013 au Tribunal de Béthune est consacrée a ces extorsions de fonds. La présidente a tenté de revenir sur les intimidations subies par les associés, exercice rendu difficile par l’absence d’un des prévenus, Cyril Helias, un ancien pilote automobile incarcéré en Espagne.

    Mais les échanges au cours desquels l’avocat de Gérard Dalongeville est largement intervenu, ont tourné autour de Guy Mollet, « péage obligatoire pour faire quelque chose avec la municipalité », dixit Pauchet. Lui qui « était en affaire depuis 2005 » avec lui, a reconnu que, en sa qualité « d’apporteur d’affaires », Guy Mollet avait perçu 400 000 euros de commission.


    votre commentaire
  • Le journal du pays, une publication cogéré par Guy Mollet et sa fille gérante de la société G2M était un journal de propagande à la gloire de Gérard Dalongeville, très pointilleux sur sa relecture et son « bon à tirer ».

    VOIX DU NORD du 6 juin 2013 « Le Journal du Pays, c’est un journal bimensuel de 32 pages gratuit, imprimé à 300 000 exemplaires et distribué dans les boîtes aux lettres des habitants. Mais surtout, de l’aveu même de Gérard Dalongeville, « un outil intéressant en matière de communication » pour le maire qu’il était à l’époque.

    Surtout que contrairement au cadre imposé par un bulletin municipal, cela lui permettait, comme il le dit, « de ne pas donner une tribune au Front national »

    Selon Guy Mollet, c’était « le bébé » de Gérard Dalongeville qui « choisissait les photos et rédigeait le journal ». Tant et si bien que son portrait pouvait apparaître une trentaine de fois sur dix pages seulement. »

    Coût mensuel pour la ville 15000€ mais ce n’est pas tout…

    VOIX DU NORD du 6 juin 2013 « Durant la première partie de l’audience, plusieurs factures du Journal du Pays ont été épluchées et ont fait l’objet d’interrogations de la part de la présidente du tribunal. Notamment celles qui devaient financer des prestations sans lien apparent avec la publication elle-même et qui semblent, aux yeux du procureur être des subventions déguisées comme l’organisation d’un cyclo-cross, le déplacement pour un tournoi de boxe à Saint-Quentin ou encore l’opération de tickets à gratter pour l’union commerciale. »

    Et pourquoi ne pas aller jusqu’à la prise en charge de l’impression. Il paraît que les imprimeurs belges étaient moins chers. Ainsi la ville s’est substituée à G2M pour régler les factures belges SEQUOIA et DIPI qui bizarrement ont le même gérant Daniel Delbarre (14 833.33 € par marchés).


    votre commentaire
  • Vincent Aleimo, ancien vendeur de frites et de pizzas, crée sa Société AVDéco.

    On a presque envie de dire qu’il a le malheur d’avoir dans ses relations un certain Gérard Dalongeville.

    Tout va bien puisqu’il veut en faire un prestataire privilégié de la ville. Ainsi il y aura la construction de garages rue Blériot, la rénovation des douches de l’Atrium et divers travaux pour la Mairie annexe de Beaumont.

    S’il n’y a pas de marché, c’est, d’après Gérard Dalongeville, que tout se faisait dans le cadre d’un contrat de sous traitance avec la Société EBTM.

    Point de contrat évidemment

    De simple SMS plus qu’insistants auprès des services techniques pour faire travailler Vincent Aleimo !

    Dans la Voix du Nord du 6 juin 2013 il est rapporté : « Sur les trois factures ayant fait tiquer les enquêteurs, la prestation de garages, dont la dimension aura fait peur au jeune entrepreneur, ne sera finalement jamais réalisée, (et fort heureusement pas payée) et celle de l’Atrium curieusement sous-traitée par une société employant des ouvriers… turcs.

    Avec à la clé une facture présentant un descriptif de travaux erroné, ce que reconnaît bien volontiers Vincent Alaimo plaidant son manque de compétence administrative.

    Lui qui n’avait alors jamais travaillé avec des collectivités avoue avec ingénuité « avoir travaillé comme avec un particulier ».

    Vu le flou artistique instauré par la Ville, peut-on finalement lui en vouloir ? »


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires